13/05/08 : Riazzioni di " Parlemu Corsu ! " dopu à u dibàttitu à l’Assamblea Naziunali Francesa à nantu à i lingui minuritarii.

« Bien que le gouvernement campe sur des positions rétrogrades, une ouverture est indéniable : de plus en plus de députés sont favorables à une modification de la constitution...

...A l’issu de ce débat le collectif "Parlemu Corsu !" est renforcé dans sa conviction de continuer à oeuvrer sur le terrain par le biais d’actions concrètes et de revendiquer les moyens pour édifier une société bilingue. Si nous faisons la démonstration que la population veut la co-officialisation, nous l’obtiendrons ! »


21/04/08 : Scrittu unitariu pà i lingui minuritarii

U cullittivu " Parlemu Corsu ! " chjamatu da l'IEO (Institut d'Estudis Occitans), hà dicisu, in parallelu à a so dimarchja, di riunghja a dimarchja cumuna chì adunisci 7 lingui minuritarii : l’alzassianu, u bascu, u brittonu, u catalanu, u corsu, u criolu riiniunesu è l’uccitanu. Cù i fidirazioni è cullittiva di difesa di i lingui minurati emu cusignatu u listessu scrittu.

Pour un statut légal des Langues Régionales

 La préservation de la diversité linguistique et culturelle est un enjeu majeur pour l’humanité. Du fait de l’absence de politique publique, et faute d’un statut légal, nos langues sont particulièrement menacées dans leur transmission et leur développement.

Depuis plus de trente ans les organismes internationaux et européens (Parlement européen, Conseil   de l’Europe, Conférences sur la sécurité et la coopération en Europe, Nations unies, UNESCO) n’ont cessé de rappeler l’importance des langues dans le patrimoine de l’humanité et d’inciter les Etats à prendre des mesures efficaces pour assurer la défense et le développement des langues, spécialement des langues régionales ou minoritaires.

Paradoxalement, la France « Pays des droits de l’Homme », mène depuis trop longtemps, une politique linguistique négative envers les langues autres que le français présente sur son territoire. Aujourd’hui encore, elle refuse de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (1992), elle détourne de son objectif l’article 2 de la Constitution (1992) pour l’utiliser contre les langues régionales.

En pleine conformité avec les textes internationaux et européens nous pensons que :

  • dès lors qu’elles servent de moyen d’expression à des êtres humains, les langues sont égales.
  • la valeur de toutes les langues est identique de même que la dignité des personnes qui les parlent.
  • elles ont toutes, en soi, les mêmes capacités de développement.
  • tous les locuteurs doivent être traités à égalité, avec le droit de recevoir et de transmettre, d’utiliser et de développer leur langue tant dans le domaine privé que dans le domaine public.

En application ces principes, nous revendiquons l’adoption d’un dispositif législatif pour nos langues dans le droit français débouchant sur des politiques linguistiques volontaristes et efficaces sur nos territoires et fixant des objectifs à atteindre :

Médias :

Nous voulons la création d’un service public complet de radio et de télévision émettant dans chacune de nos langues.

Nous demandons une aide spécifique accrue pour les opérateurs privés (radios associatives, télévisions, presse, nouveaux médias) qui œuvrent à la diffusion de nos langues.

Création et le développement de la culture :

Le soutien à la création dans nos langues c’est une politique spécifique en faveur de l’édition, du théâtre, du spectacle vivant en général, du cinéma et de la musique. La population doit pouvoir découvrir des cultures souvent occultées.

Enseignement :

Il faut que chacun puisse choisir s’il le souhaite un enseignement sous des formes diverses :

Un enseignement bilingue à parité horaire.

Un enseignement en immersion.

Les apports de nos langues et cultures doivent être intégrés au socle commun de connaissance.

Un enseignement spécifique en direction des adultes, y compris dans le cadre de la formation professionnelle publique et privée.

Il s’agit d’une politique d’offre généralisée de la maternelle à l’université ainsi que dans la formation permanente.

Vie publique :

 Nos langues doivent être présentes dans la vie publique et sociale.

Par exemple : le respect de la toponymie et la mise en place de la signalisation bilingue.

L’encouragement à l’utilisation de la langue dans les lieux publics et dans la vie sociale (activités périscolaires, petite enfance…)

Toutes ces demandes ont pour seul but de permettre à ces langues de vivre et à ceux qui le désirent de les utiliser.

Ces mesures devront être dotées des moyens humains et financiers pour les satisfaire. Elles seront un encouragement à la transmission familiale de nos langues.

Ces demandes s’adressent à l’Etat et aux collectivités Territoriales (Communes, Communautés de Communes, Départements, Régions).

Chaque niveau des institutions doit prendre en charge ce qui relève de ses attributions.

Il appartient à l’Etat d’adapter sa législation en conséquence (adaptation de la Constitution, loi spécifique, co-officialité de nos langues dans les territoires qui le demandent  ….)

2008 année des Langues !

Même pour les Langues Régionales !

 


21/04/08 : A lèttara adrizzata, da i riprisintanti di i lingui minuritarii, à u prisidenti Nicolas Sarkozy.

Parlemu Corsu !

Collectif de défense de la langue corse

Cosignataire de la plate-forme en faveur des langues régionales

 

Monsieur le Président de la République

Par la présente nous vous adressons un texte cosigné par différentes fédérations et associations oeuvrant en faveur des langues régionales de France. C’est à notre connaissance la première fois que ces acteurs se réunissent au sein d’une plate-forme autour de revendications communes. À vrai dire, un tel regroupement est tout à fait naturel si l’on considère que nous avons tous la même préoccupation : la survie et le développement de la pratique de nos langues.

Comme nous le précisons dans le texte, cette survie des langues régionales de France passe nécessairement par la mise en place de politiques linguistiques volontaristes et l’adoption d’un dispositif législatif spécifique.

Le débat annoncé par le premier ministre à l’Assemblée Nationale le 7 mai prochain sur la question des langues de France, doit être  selon nous la première étape d’un processus qui mènera à l’adoption de mesures législatives en faveur de nos langues.

Nous expliquons dans notre texte commun ce que sont nos demandes. Elles sont celles d’associations qui travaillent depuis des années dans ce domaine. Nous n’avons pas peur de dire que nous sommes des experts en ce domaine.

Dans une lettre adressée au Bureau Européen des Langues les Moins Répandues, en avril 2007, vous aviez souligné Monsieur le Président la nécessité de « sécuriser une fois pour toutes la situation des langues régionales de France » et proposiez de réfléchir à l’adoption « d’un texte de loi posant la reconnaissance juridique des langues régionales de France » qui selon vous est « beaucoup plus raisonnable et surtout plus efficace » que la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Enfin, toujours dans cette lettre, vous précisiez que vous n’étiez pas de ceux (des candidats) qui en période électorale « promettent tout et n’importe quoi aux locuteurs des langues régionales », que vous ne faisiez pas de « promesses qui sont sans lendemain ».

Après le débat du 7 mai à l’Assemblée Nationale, il faudra en tirer des conclusions afin qu’il ne soit pas sans lendemain. Le dispositif législatif que nous souhaitons est tout à fait réalisable. Il permettrait à la France d’être ainsi en accord total avec ses engagements internationaux.

L’UNESCO a déclaré l’année 2008 « Année Internationale des Langues » et la France prendra la présidence de l’Union Européenne au mois de juin prochain. Il nous semble plus que jamais opportun de prendre des mesures en faveur des langues régionales présentes sur le territoire français, à l’instar de ce qu’ont déjà fait la quasi totalité des autres états membres de l’Union Européenne vis-à-vis des langues minoritaires présentes sur leurs territoires respectifs.

Espérant recevoir rapidement des réponses concrètes à nos questions nous vous prions, Monsieur le président, de bien vouloir recevoir l’expression de notre considération.


21/04/08 : A lista di fidirazioni è cullittiva aduniti pà a difesa di I lingui minuritarii

I cusignatarii, riprisintanti di i lingui minuritarii

 

  1. Alzassiani : l’associu « Culture et Bilinguisme » d'Alsace et de Moselle. Contattu : René Schickele-Gesellschaft.
  1. Baschi : a cunfidirazioni « Euskal Konfederazioa » chì adunisci 50 associa è fidirazioni chì agìscini pà a lingua basca in tutti i duminia : insignamentu, media, cultura… Contattu : Sébastien Castet.
  1. Britoni : u « Conseil Culturel de Bretagne ». Contattu : Patrick Malrieu.
  1. Catalani : a fidirazioni « La Federació d’entitats » chì adunisci l’associa di prumuzioni di a lingua è di a cultura catalana. Cuntattu : Kermelo Sainz de la Meza Arrola.

 

  1. Corsi : u cullittivu « Parlemu Corsu » chì adunisci i parsoni di a sucità civili corsa chì agìscini pà a prumuzioni di a lingua corsa. Contattu : Micheli Leccia.

 

  1. Riiniunesi : l’associu « AECCR » (Association des Enseignants Certifiés de Créole de la Réunion).
  1. Uccitani : u Cullittivu « Anem Òc ! » chì adunisci parechji associa di difesa è di lingua uccitana, di u mezu insignanti, di a ghjuvantù… : Institut d'Estudis Occitans (IEO), Felibrige, Confédération des écoles Calandreta,  Fédération des Enseignants de Langue et Culture d'Oc, Oc-bi, Conselh de la Joventut d'Oc. Cuntattu : David Grosclaude  (président de l’IEO et cuntattu pà u insembu di i lingui minuritarii : 06 83 01 19 37).


u 1a di dicembri 2007 : "stonda corsa" in Portivechju ("chì fà pà a lingua?").

"corse-matin", u 22 di nuvembri 2007.                           "corse-matin", u 6 di dicembri 2007.

l’11 d’uttrovi 2007 : a lèttara à u rittori dopu à a pulèmica di "l’école annexe" d’Aiacciu.

Monsieur le Recteur,
Nous avons appris avec stupéfaction, ce qui se passait à l’école annexe d’Ajaccio. Nous savons aussi que l’Inspecteur d’Académie de la Corse du Sud a réagi rapidement et de manière négative à la demande groupée de plusieurs parents d’élèves de ne pas voir leurs enfants suivre un enseignement en langue corse.
Pour autant, cette affaire, qu’elle se déroule ou pas sur fonds d’élections de parents d’élèves, nous inquiète. Elle nous replonge vingt ans en arrière. Elle témoigne, selon nous, d’un rejet de la culture corse. Le mot de tentation communautariste n’est pas trop fort pour qualifier l’attitude de ces parents d’élèves. Le risque d’effet « boule de neige » méritait, comme vos services l’ont fait, un rappel public du droit.
Enfin, cette initiative est d’autant plus « malheureuse » qu’elle intervient alors que le plan de la Collectivité Territoriale de Corse pour le développement de la langue corse a été adopté de manière unanime par tous les élus. Ceci prouve bien que le conflit idéologique à propos de la langue corse est enfin dépassé.
Nous voulons croire que cette affaire est et restera isolée et qu’elle n’a pas été orchestrée. Rien ne serait plus désolant, en effet, qu’elle serve de prétexte à retarder la mise en place de la généralisation du bilinguisme programmée dans le primaire. Si cela s’avérait être le cas, nous serons là pour le dénoncer publiquement
Nous sommes persuadés que vous comprenez le souci qui est le nôtre, et, npus vous prions de croire en l’expression de notre meilleure considération.

u 26 di sittembri 2007 : cuminicatu dopu à u scontru cù u Prima Ministru.

Cullittivu  "Parlemu corsu !", u 26 di sittembri 2007.

U Cullittivu « Parlemu Corsu ! » hè primurosu d’agiscia par fà campà a lingua corsa. U meddu par quissa hè di fanni usu u più pussìbuli. Tocca à inghjunu à fà a so parti ; hè u missagiu ch’è no vulemu purtà è spiremu di riescia à trasmetta a noscia fedi in ‘ssu duminiu. Di sicuru a vuluntà pupulara ùn pò fà tuttu è emu bisognu d’un aiutu forti da i puderi pùblichi. Era u sensu di i dumandi ch’emu fattu quand’è no ci semu ritrovi di pettu à u Prima Ministru.
U scontru cù u Prima Ministru
Vènnari u 21 di sittembri, u cullittivu « Parlemu Corsu ! » hà scontru u Prima Ministru François Fillon. Era affaccatu in Còrsica par stà à senta parechji attori di a sucità isulana. Quand’eddu hà vistu l’attori culturali hè statu par no l’uccasioni di ramintà quant’è no ghjudichemu nicissariu d’offra unu statutu di lingua ufficiali à a lingua corsa.
Ci n’hè bisognu di ‘ssu statutu par fà un travaddu à nantu à i cuscenzi, valurizendu a lingua corsa. Durenti à un tempu troppu impurtanti hè statu imparatu à i corsi chì a so lingua era senza valori è ch’edda riprisintaia unu inciampu par irriescia in a vita, calcosa à pruscrì dunqua. D’unu statutu pà a lingua, ci n’hè bisognu dinò parchì hè indispinsèvuli par uttena i meza d’una pulìtica linguìstica ambiziosa. Si tratta di ghjunghja à una sucità bislingua. Par quissa femu 16 pruposti. Una chì ci pari impurtanti hè d’assicurà una furmazioni cunsiquenti ubligatoria par tutti i parsunali di tutti i impresi di l’ìsula. Hè ciò ch’è no avemu dittu à u Prima Ministru.
L’avemu parlatu dinò d’insignamentu tistimuniendu chì u bislinguìsimu annunciatu in i scoli hè beddu suventi una illusioni. Timimu allora chì u pianu di a CTC chì s’addrizza à a sucità sana sana, ùn fussi ancu eddu chè una illusioni intratinendu u sìntimu chì calcosa hè fattu pà a lingua. Appughjassi à nantu à u vuluntariatu di l’aienti ùn basta micca, ci voli à passà à l’ubligazioni, ancu for’ di scola. Intantu, ricunniscimu chì i mutivazioni di l’iletti corsi sò novi è più pusitivi chè nanzi. Emu fattu dinò u custatu, à l’uccasioni di u scontru di u ministru, chì i nosci iletti ani accittatu di senta dì chì à una èpica tantu luntanu, tuttu era fattu par minurà a lingua corsa. Prova ch’eddi càmbiani i so mintalità, ma li tocca quantunqua à fà ancu di più sforza s’eddi vòlini pirmetta à u corsu di campà par di veru.
Stondi corsi
Al di là di ciò ch’è no pudemu dumandà à l’iletti, pinsemu chì tocca à inghjunu di fà a so parti par cuntribuì à una vera rinnàscita di u corsu. Hè par quissa ch’è no avemu imaginatu di rializà « Stondi Corsi » à nantu à l’ìsula. Ripiddemu quì u cuncettu ilaburatu à a bibbiuttecca di Santa Lucìa di Portivechju in u 2003. Sò mumenta privilighjati indu’ a sola lingua par isprìmasi hè u corsu. Cuntemu di principià di nuvembri cù a spirenza di fanni parechji à parta da l’annu 2008. Vultaremu tandu à nantu à ‘ssa nuzioni par ispiigalla di più.
Par compia tinimu à annuncià chì da quì à trè sittimani à u più avaremu un situ internet (u so addrizzu sarà www.parlemucorsu.com). L’aienti ci pudarani truvà infurmazioni à nantu à a noscia dimarchja è ci pudarani ancu signà a pitizioni ch’emu lampatu pà a difesa di a lingua corsa.
À tutti, dimu à prestu ! È « ch’edda campi a noscia lingua ! »

Cuntattu
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